Je veux arrêter de fumer: qu'est-ce qui marche?


En matière d'arrêt du tabac, il n'existe pas de recette miracle. Cette entreprise est extrêmement difficile et chaque fumeur doit trouver et adapter la ou les méthodes qui lui convient.

Vous souhaitez arrêter de fumer? Mieux vaut vous faire aider par un médecin ou un tabacologue

En solo, seulement 3% des candidats à l’arrêt du tabac réussirent leur sevrage. En revanche, se faire aider par son médecin ou un tabacologue quadruple les chances de réussite au sevrage!
Ca vaut donc vraiment le coup de solliciter un professionnel de la santé, qui vous aidera à évaluer votre degré de dépendance et vous aidera à mettre en place un programme personnalisé.

À noter que le suivi de l'arrêt du tabac peut prendre bien des formes: prises de contact téléphonique, SMS, conseils par mail, questionnaires…

Arrêter de fumer avec des substituts nicotiniques...

Les substituts nicotiniques représentent toujours l’outil de base pour venir à bout de la dépendance. Mais attention, leur efficacité dépend du bon dosage.

En effet, nombre d’échecs sont liés à un sous dosage. Il ne faut donc pas hésiter à utiliser des patchs fortement dosés, et à compléter avec des pastilles ou des gommes. Certains très grands fumeurs auront même parfois intérêt à mettre plusieurs patchs!

Faites-vous conseiller par votre pharmacien ou par votre médecin.

Arrêter de fumer avec des médicaments...

Le Zyban® et le Champix® sont les deux médicaments indiqués dans le sevrage tabagique.

Non dénués d’effets secondaires potentiels, ils sont placés sous la surveillance attentive des autorités de santé. Ceci dit, ils peuvent apporter une véritable aide et augmenter fortement les chances de sevrage.

Si vous êtes partant(e), vous devrez consulter votre médecin ou un tabacologue. Il déterminera si vous présentez des contre-indications. Il évaluera également votre propre rapport bénéfices/risques à suivre un tel traitement médicamenteux.

Arrêter de fumer grâce aux thérapies cognitives et comportementales...

Les thérapies cognitives et comportementales permettent d’utiliser le mental comme arme anti-tabac et de modifier les comportements.
Les fumeurs ont des comportements réflexes bien ancrés, qu’il est cependant possible de modifier.

Courtes et concrètes, les thérapies cognitives et comportementales consistent par exemple à aider le fumeur:

à reconnaître les situations qui le conduisent à prendre une cigarette,
à identifier le facteur déclenchant,
et à mettre en place un nouveau comportement réflexe.
Ces thérapies sont également très efficaces pour renforcer la confiance en soi.

Diminuer progressivement renforce la confiance en soi

Arrêter progressivement de fumer est une méthode qui donne aussi de bons résultats.
Il ne s’agit pas de reculer l’échéance indéfiniment, mais de renforcer sa confiance en soi, en constatant que l’on peut parfaitement diminuer sa consommation sans devenir complètement stressé, angoissé, dépressif ou agressif.

Pour arrêter de fumer: choisir une date affirme la volonté

Se préparer à l’arrêt du tabac est essentiel.
Pour renforcer sa motivation et affirmer son passage à l’acte, se fixer une date est une aide très précieuse. N’hésitez pas à l’indiquer à votre entourage, qui vous épaulera dans cet objectif. Si besoin, reportez cette date, mais n’abandonnez pas.

Prévenir la prise de poids pour prévenir la rechute

Prendre du poids à l’arrêt du tabac est un grand classique, et la reprise de la cigarette pour stopper ce gain pondéral est un autre grand classique.
Autrement dit, la prise de poids est une cause majeure d’échec à l’arrêt du tabac, même si prendre du poids n’est pas inéluctable, nombre d’anciens fumeurs n’ayant pas pris un gramme.

Pour mettre toutes les chances de votre côté, il est donc impératif de prévenir une prise de poids lorsque vous allez arrêter de fumer.

Vous devez donc revoir votre façon de vous alimenter, rééquilibrer votre régime et faire du sport. Un régime restrictif n’est pas la solution. Il va falloir réapprendre à manger sainement.

Vous devrez également proscrire les grignotages. Sachant que nombre de personnes surmontent leur envie de fumer en grignotant, il va falloir développer d’autres palliatifs! Si vous y réfléchissez en amont, vous ne vous sentirez pas démuni le moment venu, car vous aurez déjà prévu une alternative (un chewing-gum par exemple, sans sucre évidemment)!

Enfin, le plus sûr pour ne pas prendre de poids est d'utiliser les substituts nicotiniques à dose suffisante car ils empêchent les signes du manque, dont les fringales.

Il n’existe pas une mais des façons d’arrêter de fumer. À chacun de trouver celle qui lui convient, c’est-à-dire celle qui marche!
Dr Philippe Presles

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