La RBSPS recommande le retrait des prothèses PIP


Les pouvoirs publics, les représentants des dispositifs médicaux et les chirurgiens plasticiens se sont à nouveau réunis ce jeudi 2 février dans le cadre de la crise sanitaire concernant les implants mammaires non conformes de la marque PIP.

Les pouvoirs publics (L’Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé, le SPF santé publique, le Cabinet de la Ministre Onkelinx, l’INAMI), les représentants des dispositifs médicaux et les chirurgiens plasticiens se sont à nouveau réunis ce jeudi 2 février dans le cadre de la crise sanitaire concernant les implants mammaires non conformes de la marque PIP (également connus sous le nom de M-implants) et des marques ROFIL et TIBREEZE (dont le silicone est également fourni par PIP).

À la suite de la première réunion avec ces mêmes interlocuteurs, le 10 janvier dernier, plusieurs groupes de travail ont examiné l’ensemble des données au niveau de la Belgique et à l’échelon international. Les conclusions de ces groupes de travail ont été discutées au cours de cette nouvelle réunion. Les recommandations suivantes ont été formulées :

  • Les implants PIP, ROFIL et TIBREEZE présentent vraisemblablement un risque accru de rupture et de fuite, du fait de leur fragilité à l’étirement. Le gel de silicone qu’ils libèrent est plus irritant que le gel de silicone des prothèses conformes.
  • Pourtant, ces fuites éventuelles ne semblent pas menacer davantage la santé des patientes. Aucune étude scientifique effectuée jusqu’à présent n’indique que le contenu des implants présente un risque grave pour la santé. Il n’y a aucun élément indiquant une menace accrue de développer un cancer chez les patientes porteuses de ces implants. Il n’y a donc aucune raison de céder à la panique.
  • Par principe de précaution, les pouvoirs publics et la RBSPS conseillent de retirer les implants PIP, ROFIL et TIBREEZE à titre préventif, même non rompus. Cette mesure ne requiert aucune urgence. Cette recommandation n’est formulée que par mesure de prudence.
  • Dans tous les cas, les patientes concernées doivent passer un examen sénologique, consistant au minimum en une échographie, afin de vérifier que les implants sont toujours intacts.

Concrètement, la RBSPS conseille aux patientes qui se savent porteuses de ces implants de prendre rendez-vous chez leur chirurgien. Les patientes et les chirurgiens peuvent ainsi discuter ensemble de la prise en charge la plus appropriée. Il est également recommandé aux patientes ignorant le type d’implants qu’elles portent, de contacter leur chirurgien initial.

S’il s’avère impossible de reprendre contact avec lui, la RBSPS conseille de s’adresser à un chirurgien plasticiens agréé. La liste exhaustive de ces chirurgiens se trouve sur le site Internet de la RBSPS www.rbsps.org. Dans tous les cas, il est également recommandé à ces patientes de contacter le Bureau de la RBSPS par e-mail à l’adresse info@rbsps.org.

La RBSPS a pris un certain nombre de mesures, afin de permettre à toutes les patientes d’avoir accès au retrait préventif des implants incriminés. La Société a recensé plus de 40 chirurgiens plasticiens agréés qui, en concertation avec les hôpitaux et les anesthésistes, sont prêts à réaliser l’intervention moyennant des honoraires réduits. Les fabricants et les fournisseurs d’implants se sont eux aussi engagés à apporter leur collaboration. Toutes les informations concernant un remboursement éventuel par l’INAMI se trouvent sur le site de la RBSPS. Celui-ci sera régulièrement mis à jour en fonction des dernières informations disponibles.

Enfin, la RBSPS souhaite à nouveau souligner que le port d’implants mammaires conformes ne représente aucun danger pour la santé. Depuis le milieu des années soixante, l’implantation mammaire est une intervention très courante, qui s’effectue non seulement pour des raisons esthétiques, mais aussi à des fins reconstructrices. Le placement de prothèses mammaires est en outre une intervention chirurgicale présentant un taux de satisfaction remarquablement élevé.

Néanmoins, vu le caractère irritant de ce gel, les prothèses rompues doivent être retirés dans les plus brefs délais.

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